SAMEDI 14 MARS 11H
durée 30 min
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séances scolaires
jeu 12 mars 9h30 | 11h | 14h30
ven 13 mars 9h30 | 11h | 14h30
LE DRAKKAR
tarif D
THÉÂTRE VOCAL ET SONORE
JEUNE PUBLIC
dès 1 an

Vox
Le mot sur le bout de la langue

CONCEPTION JULIETTE PLIHON ET NICOLAS PERRIN
COMPAGNIE LA BALBUTIE

Une plongée dans la musique électro-acoustique pour les plus petits.

Un musicien est entouré d'instruments électroniques, de bocaux de différentes tailles, de laine et d'autres objets hétéroclites. Le public, lui, est invité à s'installer au cœur de cet espace baigné de son et de lumière douce. Tout à coup, une femme s'extrait d'une sorte d'enveloppe bruissante, rappelant un cocon. Elle découvre, en même temps que sa voix, les objets avec lesquels elle invente des jeux sonores. L'espace devient un écrin phonique dans lequel la chanteuse-comédienne Juliette Plihon et le créateur sonore Nicolas Perrin dialoguent avec les différentes formes de la voix. Balbutiements, cris, chants, murmures, échos sont transformés et spatialisés. La voix devient progressivement langage, puis chant et construit un décor où la frontière entre l'artiste et le public s'efface. Des extraits contemporains se mêlent à des pièces traditionnelles et classiques dans une exploration de l'expressivité propre à la voix comme un écho au jeune enfant qui découvre le langage.

« Juliette Plihon : une chanteuse et comédienne qui investit avec bonheur et inventivité l'univers de la voix. La dernière création de sa compagnie La Balbutie fait vibrer les sons pour le plus grand bonheur des petits spectateurs ! » Territoires d'éveil

Conception et interprétation Juliette Plihon (voix et jeu) et Nicolas Perrin (live électronique) en alternance avec Christine Moreau. Mise en scène Camille Roux. Création lumière et aide à la scénographie Stéphane Bottard. Costumes et accessoires Marleen Rocher.

Production : Compagnie La Balbutie. Coproduction avec le Réseau « Courte Echelle » : 1.9.3. Soleil! (93), la Ville de Gennevilliers (92), la Ville de Rosny-sous-Bois (93), la Ville de Clichy-sous-Bois (93), la Ville des Lilas (93), la Ville de Saint-Denis, le Festival Théâtral du Val d'Oise (95), la Ville d'Arcueil (94), la Compagnie Acta (95), le Département de la Seine-Saint-Denis (93). Avec le soutien d'Arcadi Ile-de-France, de la DRAC Île-de-France, et du Conseil départemental de Seine-et-Marne. Projet soutenu en résidence par la Compagnie ACTA – Artistes associés Agnès Desfosses et Laurent Dupont, la Ville de Goussainville, le Centre culturel La Courée à Collégien, le Théâtre de Vanves, la Maison du Développement Culturel de Gennevilliers.

© photo : Didier Rochut, Marleen Rocher

Site de la compagnie

Petite, on m'a dit que je parlais en double croche… Lorsque j'ai découvert le répertoire de théâtre vocal contemporain, que j'ai entendu ces voix qui s'affolent et déconstruisent le langage jusqu'à explorer toute l'étendue de leurs cordes, je me suis sentie en terre familière. Je pouvais donc parler, marmonner, chantonner et crier librement en double croche…

Très rapidement, j'ai eu envie de m'inspirer de ce répertoire pour évoquer la naissance du langage et dialoguer avec les très jeunes enfants. Cela prenait tout son sens devant un public lui-même explorateur quotidien de ses cordes vocales.

« Vox » se veut aussi et surtout un travail de création et de réécriture, inspiré par ce répertoire contemporain et prolongé par la composition sonore et électronique de Nicolas Perrin. Utilisant la voix et les sons buccaux comme matière musicale, le créateur sonore va les transformer, les rythmer et les mixer en temps réel, décuplant ainsi les possibilités. Il spatialise les sons, les faisant surgir de sources différenciées et permettant de dialoguer véritablement avec le public et l'espace.
À ces pièces de création, nous mêlons des pièces traditionnelles qui jouent aussi beaucoup avec les timbres de voix et des pièces de répertoire classique (Schubert, Merula entres autres), pour mieux les revisiter et les mettre en écho.

La dramaturgie de « Vox » se décline comme une variation autour des différents états et étapes qui accompagnent la naissance du langage, sans chronologie réaliste ou neurologique, mais guidée par un principe de créativité et d'exploration permanentes, propres à l'enfance.
À la respiration, aux souffles intérieurs répond l'espace d'abord vide et vibrant. Des sons le traversent et résonnent tout autour des interprètes et du public : voix disparues, échos lointains, brèves de murmures. Comment attraper ou au contraire éviter ces sons, les avaler, les faire siens et les restituer au monde ?
Vient ensuite l'expérimentation, moment jubilatoire où l'on essaie ces nouveaux phonèmes tous azimuts dans une frénésie vocale. Peu à peu l'univers nommé se construit, la relation à l'autre et aux objets se définit. Le décor se construit à vue, l'intérieur se bâtit, l'intime devient visible. Toutes les voix, celles qui nous ont précédés et qui nous répondent, celles que nous avons imaginées et qui nous échappent, cohabitent et conversent ensemble.
Les deux interprètes, la chanteuse et le créateur sonore, dialoguent, l'un provoque l'autre, l'autre anime l'un. Nicolas, en alternance avec Christine Moreau, est à la fois démiurge de l'univers sonore et réceptacle des vocalités de Juliette, sans que l'on sache parfois qui initie et qui poursuit. Dans le même principe d'interaction, les très jeunes spectateurs réagissent à ce qui se passe devant eux et leurs réactions font partie intégrante de la pièce.

La scénographie de « Vox » est toute entière sonore. Les enveloppes qui bruissent et frottent, les vases et bocaux qui résonnent, tous les éléments sont prétexte à exploration sonore. La chanteuse-comédienne jaillit de l'un pour faire sonner l'autre et expérimente chacun des contenants comme autant de possibilités vocales. Le public, installé en semi-cercle dans une grande proximité, est à la fois le témoin et l'interlocuteur privilégié de ses explorations. Assis sur des coussins équipés de mini-enceintes et entouré de haut-parleurs, il est au cœur du dispositif scénique.
Plusieurs globes et mobiles sont installés sur l'espace de jeu et dans l'assise, certains lumineux, d'autres sonores, suspendus ou posés au sol, de tailles variées, ils donnent l'unité à une scénographie de découverte, ronde et cosmique. Peu à peu le décor évolue jusqu'à offrir un écrin, un intérieur chatoyant et coloré, les objets célestes et incongrus du début du spectacle se transforment et deviennent des objets familiers (lampe, divan,vase), symboles de l'apprivoisement du langage, des relations tissées entre les personnages et leur environnement. La lumière accompagne et crée la transformation, à travers des globes lumineux et grossissants, métamorphosant les parties du corps, jouant des lois de l'optique.

Ainsi « Vox » met en scène l'état d'exploration, de tentatives, de ratages, de créativité et de proclamation, cet état ludique et jubilatoire que suscite la naissance du langage. Camille Roux, comédienne et metteuse en scène, nous accompagne pour développer cet état de jeu permanent et raconter avec humour cette expérience initiatique. Faire émerger ces voix qui vibrionnent à l'intérieur de nous et nous peuplent, parler en double croche, chanter du tac au tac, rire à demi-mot et balbutier en mineur, donner à entendre la voix humaine dans tous ses plis et replis, même les plus enfouis…

Juliette Plihon, interprète et conceptrice du spectacle

Le dispositif sonore de « Vox » est conçu à la fois dans une pensée d'intimité, de mouvement et d'interactivité.

La création sonore globale du spectacle sera live, jouée et interprétée en interaction constante avec la chanteuse, tour à tour acoustique et amplifiée, et le public. Un léger instrumentarium fait de contrôleurs, ipads, capteurs et claviers est présent sur scène, visible au public et constitutif de la scénographie. Quelques compositions originales dans l'esthétique des paysages sonores et de musique électronique sont aussi présentes afin de créer différents espaces sonores et poétiques.
Un premier système de 4 à 8 haut-parleurs de monitoring qui entourent le public crée un bain sonore englobant. Un deuxième système d'une dizaine de petits haut-parleurs, dissimulés dans des éléments de scénographie, est placé à la fois au sol et au dessus du public. Ces petits points sonores permettront une réelle spatialisation en live, dans un effet de surprise, puis de réelle proximité d'écoute.

À cela viennent s'ajouter des objets sonores électroacoustiques (lampe parlante, globes sonores), mis en jeu par la chanteuse-comédienne sur scène, reliés par microphone ou capteurs MIDI et traités musicalement en direct par le créateur sonore.

Nicolas Perrin, interprète et créateur sonore du spectacle

La Compagnie La Balbutie est née en 2014 avec la création de son premier spectacle Pleine Lune. Elle développe son travail autour de la voix dans tous ses états et s'intéresse aux relations entre langage, musique, corps et espaces. Elle questionne la place du spectateur en le plaçant au cœur des dispositifs scéniques et en jouant sur ses perceptions, en particulier auprès des jeunes publics et des publics empêchés.

Pleine Lune, spectacle musical et sensoriel dans le noir, tout public dès 7 ans, a été joué une quarantaine de fois depuis sa création et accueilli aussi bien en Ile de France (Festival Chorus-92, Théâtre de Fontainebleau, Saint Germain-lès-Arpajon entres autres), qu'en Nord-Pas-de-Calais (Comédie de l'AA de St Omer) et en Guadeloupe (Festival Cap Excellence). Le spectacle a été soutenu par l'Adami, Arcadi, les Conseils Généraux de Seine-et-Marne et du Pas-de-Calais.

« La proposition de la Compagnie La Balbutie se situe à la croisée du théâtre sonore et de l'expérience sensorielle. (…)Un moment inédit, à vivre à la fois seul et dans une grande proximité avec l'autre (…) L'invisible à la portée de tous. » Télérama Sortir

La ballade en terre sonore se poursuit avec Vox, le mot sur le bout de la langue, de la compagnie La Balbutie. Dans un espace immersif, baigné de sons et d'une lumière douce, le public assiste à un dialogue joyeux entre une chanteuse-comédienne et un musicien entouré d'instruments électroniques, elle jouant avec sa voix, lui créant les sons en direct. Une évocation de la découverte du langage, simple et intelligente, pour les tout-petits dès 1 an. Télérama