SAMEDI 13 OCTOBRE

2=1 « LES FLICS ONT LE BLUES »

DEUX FILMS POUR LE PRIX D'UN !
AVEC THUNDER ROAD (20H45) + BAD LIEUTENANT (22H45)
Le bar de DSN est ouvert de 20h30 à 22h45.

Thunder Road

FILM AMÉRICAIN DE JIM CUMMINGS (II) | 2018 | 1H30 |
AVEC JIM CUMMINGS (II), KENDAL FARR, NICAN ROBINSON
GRAND PRIX, DEAUVILLE 2018

Accablé par la mort de sa mère, son divorce, l'éducation de sa fille et son boulot auquel il se consacre corps et âme, Jimmy Arnaud, un policier texan, pète littéralement les plombs…
« La révélation fracassante de Jim Cummings, réalisateur de talent mais surtout acteur incroyable, véritable tornade émotionnelle d'une sincérité, d'une violence et d'une tendresse ahurissantes. » Écran large

HORAIRES

SAMEDI 13 OCTOBRE, 20H45

dossier de presse (PDF)

A propos de Thunder Road

Policier et père parfait, Jimmy est un homme exemplaire. Enfin presque... puisqu'à la mort de sa mère, son monde s'écroule, il perd un peu pied : control freak, névrotique, surdoué, inadapté, ou un peu tout ça à la fois ? Mais Jimmy incarne aussi l'envers de la success story américaine qui, dans une ville un peu étriquée, fait basculer certains dans la folie. Dans Thunder road, la chanson de Bruce Springsteen, l'homme dit à la jeune femme d'aller découvrir le monde, de quitter sa petite ville…

La folie de Jimmy, c'est toujours de son point de vue que nous la voyons. La mise en scène et la narration ne traduisent que son regard. C'est un personnage sublime, toujours sur la brèche, que nous offrent la réalisation et l'interprétation de Jim Cummings. Entre rire et larmes, raison et folie, ridicule et beauté, James est constamment sur le fil. Tout peut basculer d'une seconde à l'autre. La frontière entre good et bad cop disparaît.

Jim Cummings accompagne son personnage par une mise en scène extrêmement épurée, comme s'il fallait raconter l'histoire en un minimum de plans. L'essentiel est là, pas plus. Le rythme, lui, surgit de l'intérieur du cadre, parfois avec fulgurance, comme les émotions qui viennent submerger le héros. Mais c'est dans l'art de l'ellipse que Jim Cummings est le plus radical. Elle fait partie de son cinéma et vient recréer le temps mental de son personnage, sans doute plus en proie aux ruptures que les autres.

Pour pousser plus loin encore l'expérience, le film s'accorde à restituer une parole hypnotique. Jimmy parle presque sans discontinuer. Il pense à voix haute et s'accroche aux mots, comme s'ils étaient encore ce qui lui permettait de garder un lien avec les autres. Un lien avec ce monde qui délire.

Karim Bensalah - Cinéaste
ACID - Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion


A propos de Thunder Road

Attention : ce météore cinématographique s'ouvre sur un plan-séquence d'anthologie, un lent travelling avant sur un personnage unique qui, aux obsèques de sa mère, perd peu à peu les pédales, ses moyens, toute crédibilité, en se raccrochant désespérément aux branches –un morceau de bravoure insensé dont on se dit un instant que le film ne se remettra pas. Il interloque, met mal à l'aise, arrache un sourire et le fige tour à tour. Trop gros, trop perché, impossible de tenir 90 minutes à ce rythme. Et pourtant, si. En reproduisant méthodiquement son motif de déconstruction, mentale, sociale, affective, il arrive à nous embarquer dans le sillage de ce brave flic d'un trou perdu qui assiste, impuissant, à la désintégration progressive mais inéluctable de sa vie. Paumé entre le deuil de sa mère, son divorce, la garde de sa fille, son boulot, la nécessité de faire bonne figure et les assauts de désespoir qui ravagent tout sur leur passage, il vit –et nous avec lui– sa dégringolade comme un cauchemar éveillé.

Écrit, produit, réalisé et interprété par le même gars, ça pourrait faire carte de visite (de comédien, de réal), mais ça marche –on hésite en permanence entre le rire, l'incrédulité et l'émotion. Avec en plus cette petite touche d'optimisme final (quand on a touché le fond, il n'y a plus qu'à donner un coup de talon pour remonter) qui réjouira les cœurs d'artichaut.

Arnaud Clappier - programmateur Utopia Montpellier
ACID - Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion


PRESSE

Thunder Road renouvelle le genre du cinéma indépendant américain. Le Monde
Un premier film empathique et finement mis en scène, lauréat du grand prix au festival de Deauville. Libération
Entre deuil, divorce et tracas quotidiens, un jeune flic se débat avec sa névrose d'échec. La naissance d'un acteur-auteur virtuose de l'humour amer. Les Inrockuptibles
Avec son premier film, Jim Cummings révèle un talent rare pour le tragi-comique décapant. Première
Portée à bout de bras par Jim Cummings, acteur prodigieux, mais aussi réalisateur, scénariste et producteur, cette chronique réussit à garder intactes, pendant une heure et demie, la tension et la folie du plan-séquence d'anthologie qui ouvre le film. Télérama
Grand prix du festival de Deauville, ce film au ton inédit évoque avec justesse l'identité masculine dans le sud des États-Unis et révèle le talent multiforme de Jim Cummings. La Croix
"Thunder Road", c'est la révélation fracassante de Jim Cummings, réalisateur de talent mais surtout acteur incroyable, véritable tornade émotionnelle d'une sincérité, d'une violence et d'une tendresse ahurissantes. Ecran Large