I Feel Good

FILM FRANÇAIS DE BENOÎT DELÉPINE ET GUSTAVE KERVEN | 2018 | 1H43 | logo audiodescription
AVEC JEAN DUJARDIN, YOLANDE MOREAU

Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d'absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n'a qu'une obsession : trouver l'idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui vont s'affronter...
« I Feel Good est un vrai film politique. Nous montrons combien l'individualisme forcené, la volonté de devenir riche pour devenir riche, sans penser aux conséquences, est une maladie. (…) Ce que le film essaie de dire, c'est qu'il y a peut-être une voie possible à travers ces petits groupuscules humains qui s'aiment et se respectent. » Benoît Delépine

HORAIRES

mercredi 14:30 | 18:45
vendredi 14:30 | 16:30 | 18:30
samedi 14:30 | 16:30 | 20:45
dimanche 14:30 | 18:45

mercredi 14:30 | 18:30
jeudi 16:30
samedi 16:30
dimanche 14:30 D

dossier de presse (PDF)

L'IMMANQUABLE

C'est à la télévision que Gustave Kerven et Benoît Delépine se sont fait connaître mais leurs premiers films les ont immédiatement installés comme des auteurs de cinéma. Tournés dans un noir et blanc granuleux, Aaltra (2004) et Avida (2006) étaient si radicaux qu'une diffusion à la télé aurait été inenvisageable. Depuis, ils ont su rendre leur cinéma plus accessible en affinant leur style : de la comédie, certes, des gags à la pelle, évidemment, une tendance pour l'absurde et le mauvais goût, mais un profond humanisme, une volonté farouche de mettre en lumière les marginaux, les laissés-pour-compte de la société contemporaine. Cet engagement transparait dans leur façon de travailler : au « feeling », en bande de copains (Dupontel, Poelvoorde, Depardieu, Moreau, Lanners…), avec de « vrais » gens. I Feel Good est ainsi né d'un double désir : faire entrer Jean Dujardin dans la bande et tourner dans le village Emmaüs de Lescar-Pau. Un endroit unique, à l'architecture incroyable et à l'organisation épatante, que nous présente Germain Sarhy, son directeur : « Je préfère parler de village plutôt que de centre. Un centre est une institution qui se contente de gérer le misérabilisme à l'ombre du système libéral (…). La communauté du village est notre outil, et cet outil n'appartient pas à un conseil d'administration mais au collectif (…). » Gustave Kerven renchérit : « Le film est né de la manière dont le lieu nous a accueillis. Être accepté par les compagnons n'est pas donné à tout le monde. Débarquer là-bas, c'est un peu comme franchir la porte d'un saloon dans un western… ». Les co-auteurs ont alors imaginé l'histoire de Jacques, un bon à rien obsédé par Bernard Tapie qui débarque un beau jour chez sa soeur, dirigeante d'une communauté Emmaüs. Jacques est déterminé à gagner beaucoup d'argent, rapidement, en cherchant LA bonne idée au milieu des compagnons du village. C'est très drôle mais comme toujours avec Kerven et Delépine, il y a quelque chose de grave derrière le rire : « Nous montrons combien l'individualisme forcené, la volonté de devenir riche pour devenir riche, sans penser aux conséquences, est une maladie (…). Il y a peut-être une voie possible à travers ces petits groupuscules humains qui s'aiment et se respectent. ».

PRESSE

Le scénario réserve d'ailleurs, par la suite, de subtiles et hilarantes surprises. Kervern et Delépine soignent le détail, le clin d'œil poétique. Le Monde
(...) leur mise en scène a rarement été aussi élégante et poétique. Télérama
une comédie humaniste qui a du fond : elle parle de matérialisme, de réussite, de solidarité, de l'apparence… Et on se régale du tandem Moreau-Dujardin, comme des croustillants dialogues imaginés par Delépine et Kervern. Le Parisien
On rit, on s'émeut avec ces deux gaillards qui signent une comédie loufoque et sensible sur les illusions perdues du communisme et les bienfaits de l'utopie inventée par l'abbé Pierre. Le Point
Dans cette fable désopilante tournée dans une communauté Emmaüs, Jean Dujardin apporte toute sa puissance comique à la charge antilibérale de ses deux auteurs. La Croix
Sorte de roquette poétique tirée sur le macronisme et ses mirages, "I Feel Good" est peut-être le meilleur film de Kervern et Delépine. Tour à tour glaçant et hilarant, acide et révolté, mais jamais amer. Ecran Large
Une réjouissante comédie utopique grâce à laquelle on se sent bien. aVoir-aLire.com
"I Feel Good" se destine à l'évidence à un public plus large que d'autres films-OVNI du tandem Kervern-Delépine et fonctionne sur l'ironie, tantôt bon enfant tantôt corrosive, davantage que sur la rage pure qui irriguait par exemple un film comme "Le Grand soir". La Voix du Nord