Douleur et Gloire

Dolor y Gloria

FILM ESPAGNOL DE PEDRO ALMODOVAR | 2019 | 1H52
AVEC ANTONIO BANDERAS, ASIER ETXEANDIA, LEONARDO SBARAGLIA
Prix d'Interprétation Masculine, Cannes 2019

Douleur et Gloire raconte une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d'autres par le souvenir, dans la vie d'un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L'impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l'insondable vide face à l'incapacité de continuer à tourner.

HORAIRES

mercredi 14:30
jeudi 16:30 | 20:45
samedi 14:30
dimanche 14:30
mardi 18:30

mercredi 18:30
jeudi 20:45
dimanche 16:30
mardi 18:30

mercredi 16:15 | 18:30 | 20:45
dimanche 18:30
mardi 18:30 | 20:45 D

Le dossier de presse (PDF)

L'IMMANQUABLE

Huit ans après La Piel Que Habito, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar retrouve son comédien fétiche Antonio Banderas (huit films en commun) et il en fait, peut-être plus que jamais, son double de cinéma : « Sans le vouloir, Douleur et Gloire est le troisième volet d'une trilogie créée spontanément et qui a mis trente-deux ans à se compléter. Les deux premiers volets sont La Loi du désir et La Mauvaise Éducation. Dans les trois films, les trois personnages principaux sont des hommes, tous réalisateurs et dans chaque volet le désir et la fiction cinématographique sont les piliers de l'histoire, mais la façon dont la fiction s'entremêle avec la réalité diffère d'un film à l'autre. Fiction et vraie vie sont les deux faces d'une même pièce de monnaie et dans la vraie vie, il y a toujours de la douleur et du désir. Douleur et Gloire révèle, entre autres, deux histoires d'amour qui ont marqué le héros. (...) La première histoire se passe sans que le héros soit conscient de la vivre, il s'en souvient cinquante ans plus tard. Ce qu'il a ressenti a été tellement intense qu'il est tombé par terre évanoui, comme foudroyé. La seconde est une histoire qui se passe au cœur des années 80, tandis que le pays célèbre l'explosion de liberté amenée par la démocratie. (…) Si on écrit sur un réalisateur (et si on dirige soi-même des films), il est impossible de ne pas penser à soi-même et de ne pas se servir de sa propre expérience comme référence. C'était le plus pratique. Mon appartement est celui où habite le personnage d'Antonio Banderas, les meubles de la cuisine – et le reste du mobilier – sont les miens ou ils ont été recréés pour l'occasion, les tableaux accrochés aux murs sont aussi les miens. On a fait en sorte que l'apparence d'Antonio Banderas, notamment ses cheveux, ressemble à la mienne. Quant aux chaussures et aux vêtements qu'il porte, ce sont aussi les miens. Quand il fallait compléter un coin du décor, le chef décorateur envoyait son assistant chez moi chercher l'un des multiples objets avec lesquels je cohabite. (…) Je me souviens d'avoir dit à Antonio Banderas pendant les répétitions : « Si tu penses que, pour certaines séquences, ça t'aiderait de m'imiter, n'hésite pas. » Antonio m'a répondu que ce n'était pas nécessaire. Il avait raison : son personnage n'était pas moi, mais il était en moi ».

affiche du film

PRESSE

Au sens littéral : un chef-d'œuvre. Le Nouvel Observateur
Avec son dernier long-métrage, en compétition à Cannes, le cinéaste espagnol livre son film le plus achevé depuis « Volver », et le plus étourdissant depuis « Parle avec elle ». Le Monde
Un cinéaste vieillissant se plonge dans les méandres de son passé… Autobiographie ou fiction ? L'Espagnol brouille les pistes autant qu'il se dévoile. Avec brio. Télérama
Le cinéaste espagnol revient en compétition avec l'un de ses plus beaux films, Douleur et gloire. Il y parle de lui et de lui. Mais avec grâce et intelligence. L'Express
Un superbe film qui parle de l'essentiel. Le Point
Porté par un Banderas magistral, le film est à l'image de ses décors aux couleurs explosives et aux géométries psychédéliques : exubérant, luxuriant et flamboyant. Le Parisien
L'éclatante réussite de Douleur et Gloire confirme, après Julieta, le regain de puissance émotionnelle du cinéma de Pedro Almodóvar. Cahiers du Cinéma
Almodóvar trouve en Antonio Banderas un interprète à la mesure de la délicatesse de son scénario. Le cinéaste s'y met à nu comme jamais, solde avec douceur les comptes d'un parcours dans lequel la vie et le cinéma n'ont toujours fait qu'un, s'irriguant mutuellement. La Croix
Douleur et Gloire remonte ainsi à l'origine des choses, l'enfance de l'artiste, l'enfance de l'art. Il le fait avec grâce et retenue, une émotion douce en rupture avec le « almodovarisme » habituel. Première