CYCLE

KENJI MIZOGUCHI

CINÉASTE JAPONAIS 1898 – 1956


DIMANCHE 1ER SEPTEMBRE

2=1 « DÉSHONORÉS »

DEUX FILMS POUR LE PRIX D'UN !
AVEC LES AMANTS CRUCIFIÉS (16H15) + LA RUE DE LA HONTE (18H15)

En version numérique restaurée 4K

La Rue de la honte

Akasen Chitai

FILM JAPONAIS DE KENJI MIZOGUCHI | 1956 | 1H25
AVEC MACHIKO KYO, MICHIYO KOGURE, AYAKO WAKAO
Sélection officielle, Venise 1956

Dans une maison close de Tokyo, cinq femmes se vendent aux clients. Chacune rêve d'échapper à sa condition et de connaître une vie meilleure…
Mizoguchi se surpasse pour dépeindre la brutalité des rapports sociaux avec une crudité inouïe. Le déchirant lyrisme des films à costumes laisse place à une violence sèche qui coupe le souffle. Les Inrockuptibles

HORAIRES

DIMANCHE 1ER SEPTEMBRE, 18:15

Le doc ADRC, le dossier de presse (PDF)

affiche du film

PRESSE

Unique est sa manière de mettre à distance une réalité connue personnellement pour l'éclairer d'une lumière critique, comme si toute sa mise en scène avait pour but de substituer à une appréhension spontanée, issue de la vie, une vision dégagée, lucide, qui tourna le plus souvent au témoignage cruel sur son époque. Il y a du Renoir (amour des femmes et des modèles), du Rossellini (tentative de limpidité réaliste) et de l'Antonioni (approche du mystère) chez ce cinéaste résolument tourné vers l'Occident qui, aux côtés d'Ozu et de Naruse, inventa le cinéma au «pays du cinéma sans cinéma». Libération
Délaissant les ors et les fastes de ses deux précédents films en costumes et en couleurs, le cinéaste traite en noir et blanc brut, comme le ferait le néoréalisme italien, cette micro-entreprise où quelques prostituées sont maquées par un couple paternaliste. (...) La constante du film, comme souvent chez Kenji Mizoguchi, c’est l’aliénation de la femme et son destin fatal. Féministe toujours, le cinéaste attribue le sort peu enviable des prostituées à la misère (...) Si pour Mizoguchi, cinéaste réaliste, la prostitution est bien une forme d’esclavage moderne, c’est également une forme de provocation anti-bourgeoise. L'Humanité
A travers ces portraits de femmes échelonnés dans toute une œuvre, nous discernons un directeur d’acteurs qui, comme Ophüls, comme Preminger, met tout son art à capter les aspects les plus fugitifs des êtres humains et peut-être les plus précieux. Voilà qui justifie chaque scène et chacun de ses artifices, car c’est enfin pour plus de vérité. Cahiers du Cinéma
L’œuvre ultime de Mizoguchi jette un regard sans concessions mais sans surenchère émotionnelle sur l’univers de la prostitution, microcosme révélateur des mécanismes sociaux. AvoirAlire