CYCLE

KENJI MIZOGUCHI

CINÉASTE JAPONAIS 1898 – 1956


DIMANCHE 1ER SEPTEMBRE

2=1 « DÉSHONORÉS »

DEUX FILMS POUR LE PRIX D'UN !
AVEC LES AMANTS CRUCIFIÉS (16H15) + LA RUE DE LA HONTE (18H15)

En version numérique restaurée 4K

Les Amants crucifiés

Chikamatsu monogatari

FILM JAPONAIS DE KENJI MIZOGUCHI | 1955 | 1H42
AVEC EITARO OZAWA, YOKO MINAMIDA, KAZUO HASEGAWA
Lion d'Argent, Venise 1955

Kyoto au 18e siècle. Osan, l'épouse de l'imprimeur du Palais Impérial, demande à Mohei, l'employé préféré de son mari, de lui consentir un prêt pour aider sa famille. Mohei, qui aime en secret Osan, veut utiliser frauduleusement le sceau de l'imprimeur pour obtenir cet argent. Son projet est découvert et Osan accusée d'adultère…

HORAIRES

DIMANCHE 1ER SEPTEMBRE, 16:15

Le doc ADRC, le dossier de presse (PDF)

affiche du film

PRESSE

Utilisant avec un art raffiné toutes les ressources de l’image noire et blanche, Mizoguchi raconte cette histoire avec une extraordinaire maîtrise et en fait ressortir la simplicité tragique. Les gestes sont toujours empreints d’une grande noblesse, les sentiments exprimés avec une extrême pudeur. Osan reste, dans ses kimonos du 17ème siècle, une femme vivante, simple et vraie, où l’on reconnaît l’universalité, l’humanité profonde du talent de Mizoguchi. Le Monde
De la faute économique à la faute sociale et amoureuse, il n'y a qu'un pas et l'on suit avec émerveillement ce glissement chez Mizoguchi d'un réalisme pitoyable et cruel à un irréel poétique et pur. La dernière demi-heure est sublime et même si on est au XVIIe siècle, c'est dans ce remplacement d'un monde par un autre que Mizoguchi, dans ce Japon qui ne songeait qu'à travailler et à regagner sa fierté, est tout à la fois utopique et d'une subversion folle. Le Point
Pourtant, d’entrée de jeu, quelle acuité du regard, quelle maestria presque invisible, quelle précision de la conduite du plan-séquence dans la manière dont la caméra explore la vaste demeure-atelier de l’imprimeur de cour, déroule et découvre le théâtre des convenances, des sourdes intrigues, des méprises révélatrices, des conflits et des désirs latents mais prêts à éclater au grand jour. (...) Le lyrisme intense, mais tenu, comme aux aguets, que le film déploie alors confirme une fois de plus que, oui, décidément, le cinéma c’est Mizoguchi et Mizoguchi c’est le cinéma. AvoirAlire
Intensément heureux et malheureux, les « amants crucifiés » transgressent les lois de leur univers social et sont au-delà de tout jugement. Ils apparaissent comme les seuls vrais êtres vivants du film et, à ce titre, exercent une fascination aussi bien sur les autres personnages de l’intrigue que sur le spectateur. L’art, la certitude, l’acharnement tranquille avec lesquels Mizoguchi met en œuvre cette fascination dans les cadrages, le grain de la photo ou le jeu des interprètes font de lui le cinéaste par excellence ; une sorte d’égal, de contemporain dans l’éternité d’un Goethe ou d’un Shakespeare. Jacques Lourcelles – Dictionnaire du cinéma