Jeudi 6 décembre à 18h15 : Cinéma & gastronomie. Séance suivie d'une dégustation.

La Saveur des ramen

Ramen Teh

FILM JAPONAIS D'ÉRIC KHOO | 2018 | 1H30
AVEC TAKUMI SAITOH, JEANETTE AW, MARK LEE

Masato, jeune chef spécialisé dans les soupes de nouilles japonaises, a toujours rêvé de partir à Singapour pour retrouver le goût des plats que lui cuisinait sa mère quand il était enfant. Ce voyage culinaire va se transformer en quête de secrets familiaux profondément enfouis…
« Une recette réussie à base de mélancolie, d'émotion, d'humour et bien entendu de scènes intenses de cuisine : attention, ce film délicieux donne très faim. » Le Parisien

HORAIRES

5 > 11 DÉCEMBRE

jeudi 18:15 + DÉGUSTATION
vendredi 20:45
samedi 14:30
mardi 18:30 D

Le dossier de presse (PDF)

Ramen

Après être remontés jusqu'à l'origine des ramen, les historiens ont découvert que ce plat venait en réalité... de Chine. En effet, cette soupe a été apportée au Japon par des commerçants chinois à la fin du XIXe siècle. Jusqu'en 1950, les ramen étaient d'ailleurs appelés « shina soba », soit les « soba chinois ». Désormais, le terme « ramen » est le plus répandu.

Il n'y a pas une recette de ramen , mais beaucoup !

Les nouilles :
La base est la même pour chaque version : les nouilles sont faites à base de farine de blé, d'eau et de sel. Leur cuisson sera choisie par le client : les préfèrera-t-il yawarakame (fondantes), futsu (normales) ou katame (al dente) ?

Le bouillon :
C'est là où résident les plus grandes différences. Chaque région du Japon propose sa propre version . On dégustera par exemple des ramen au bouillon de porc à Kyushu et des ramen au miso à Hokkaido.
Il y a 4 catégories de bouillon :
le shoyu ramen (bouillon au soja)
le tonkotsu ramen (bouillon d'os de porc)
le shio ramen (bouillon de sel)
le miso ramen (bouillon à la pâte miso)

Accompagnement :
Sur le plat sont généralement ajoutés des tranches de porc (cha shu), des feuilles d'algues (nori) et des oignons verts (negi). Mais c' est sans compter sur les œufs mollets, les pousses de soja, le bambou, les champignons noirs, le gingembre, et toutes les autres spécialités des chefs qui n'ont que seules limites leur imagination et la gourmandise de ce plat généreux et adoré des Japonais.

Bak Kut Teh

Le bak kut teh est une soupe de porc à la chinoise très populaire à Singapour. Il en existe deux variétés : le «teochew» est un bouillon de poivre et d'ail dans lequel le porc cuit de longues heures et le «hokkien» est un bouillon mijoté d'herbes et d'épices telles que l'ail, les clous de girofle, la cannelle, la coriandre et le fenouil. À Singapour, c'est le bak kut teh version «teochew» qui est le plus populaire. Les travailleurs immigrés chinois aimaient commencer leur journée avec ce plat peu cher et réconfortant.


Ingrédients :
1,2 kg de travers de porc
150 g de sucre blanc
30 g de sucre roux
20 g de morceaux de gingembre finement coupés
4 graines d'anis
4 clous de girofle
3 morceaux de cannelle
1 cuillère à café de poivre et de sauce soja forte
20 ml de sauce soja légère
Sel et poivre pour relever
2 poivrons rouges coupés et mixés dans de la sauce soja

Étapes :
1. Blanchir le porc dans de l'eau bouillante pendant 3 minutes. Bien rincer sous l'eau, puis égoutter.
2. Placer la viande dans une marmite et couvrir d'eau.
3. Ajouter tous les ingrédients, à l'exception des épices, et remuer 15 minutes.
4. Baisser le feu et laisser mijoter une heure.
5. Assaisonner avec du sel ou du poivre.
6. Placer avec attention le bak kut teh dans un bol et ajouter avec de la sauce chili.
7. C'est prêt, vous pouvez servir !

Conseils :
Rincer le porc sous l'eau du robinet permet d'enlever les nerfs et le sang provenant des os, c'est une étape importante pour garder la viande saine.
Goûtez régulièrement le plat pendant la cuisson, il faut qu'il ne soit ni trop salé ni trop fade.


affiche du film

PRESSE

La gastronomie permet à ce drame réaliste, factuel, sans trémolos de rester les pieds sur terre tout en nous alléchant. Eric Khoo a peut-être enfin trouvé une voie apaisée… L'Humanité
Une délicieuse recette sur la résilience et la réconciliation avec les siens. Les Fiches du Cinéma
Plaisirs de gourmets et émotion douce-amère, voilà la recette de ce film simple et attachant, mais non exempt de cruauté : les épisodes relatifs à la Seconde Guerre mondiale et à la violence exercée par l'occupant japonais sur la population de Singapour se révèlent poignants. Télérama
Masato, jeune chef de Ramen au Japon, a toujours rêvé de partir à Singapour pour retrouver le goût des plats que lui cuisinait sa mère quand il était enfant. Alors qu'il entreprend le voyage culinaire d'une vie, il découvre des secrets familiaux profondément enfouis. On aime. Le Dauphiné Libéré
De loin, La Saveur des ramen ressemble à un voyage culinaire exotique. Le film d'Éric Khoo, d'ailleurs, figurait au Kulinarisches Kino, la section Cinéma culinaire du festival du film de Berlin. Et c'est vrai qu'il met l'eau à la bouche, avec ses gourmets ramen, plat japonais de pâtes dans un bouillon de poisson ou de viande, importé de Chine au début du XXe siècle. Dernières Nouvelles d'Alsace
Tout en demi-teintes, en sentiments esquissés, "La Saveur des ramen" laisse entendre une petite musique comme dans de nombreux films d'Eric Khoo. Ce dernier est non seulement un des cinéastes les plus attachants de Singapour, un de ceux qui ont reconstruit littéralement le cinéma singapourien qui avait sombré à la fin des années 1990, mais aussi un cinéaste appréciable pour sa grande sensibilité dans l'expression d'une identité singapourienne dont il entend conserver les traditions notamment culinaires. Positif