Une affaire de famille

Manbiki Kazoku

FILM JAPONAIS DE HIROKAZU KORE-EDA | 2018 | 2H
AVEC LILY FRANKY, ANDO SAKURA, MATSUOKA MAYU
Palme d'Or, Cannes 2018

Au retour d'une nouvelle expédition de vol à l'étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D'abord réticente à l'idée d'abriter l'enfant pour la nuit, la femme d'Osamu accepte de s'occuper d'elle lorsqu'elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu'à ce qu'un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

HORAIRES

mercredi 18:30 | 20:45
vendredi 14h30 | 16:45 | 21:00
samedi 16:15 | 18:30 | 20:45
dimanche 14:30 | 16:30 | 18:45
mardi 18:30 | 20:45

vendredi 16h30 | 18:30 | 20:45
samedi 14:30 | 16:30 | 18:45 | 21:00
dimanche 14:30 | 18:00

mercredi 18:30 | 20:45
jeudi 18:30 | 20:45
vendredi 16:30 | 18:30 | 20:45
samedi 18:30
dimanche 18:30

Le dossier de presse (PDF)

L'IMMANQUABLE

« Un vrai coup de coeur partagé. Il y a une grâce, une élégance et une profondeur qui nous a tous beaucoup touchés. » C'est avec ces mots que Denis Villeneuve, réalisateur canadien membre du jury du Festival de Cannes 2018, commentait l'attribution de la Palme d'or au film Une affaire de famille du japonais Hirokazu Kore-Eda. Si la traduction était scrupuleuse, on devrait plutôt dire « La Famille des vols à l'étalage » mais il faut bien reconnaître que le titre français correspond parfaitement à l'oeuvre d'un cinéaste qui, depuis sa révélation avec Nobody Knows en 2004, n'a pas cessé de traiter le sujet de la famille. Scrutant avec une acuité remarquable la résistance des liens familiaux à l'épreuve de l'abandon, du deuil, du divorce, de la recomposition… Kore-Eda est même allé jusqu'à imaginer l'histoire de deux familles dont les bébés étaient échangés à la naissance (Tel père, tel fils, Prix du Jury à Cannes en 2013). Dans son dernier film, le réalisateur de cinquante-six ans s'interroge cette fois-ci sur la notion de famille « choisie » : « comment être une famille sans être liés par le sang et comment faire pour qu'elle fonctionne dans ces cas-là ? (…) je crois que ce n'est pas une question qui est dans le film mais qui nait à la sortie du film chez le spectateur, qui finit par se poser cette question-là en voyant ce qui se passe à l'écran ». Inspirée d'un fait divers, Une affaire de famille met en scène une petite tribu composée d'un couple d'adultes, d'une grand-mère, d'une adolescente et d'un jeune garçon qui vont recueillir une petite fille livrée à elle-même. Malgré quelques tensions évidentes (il s'agit tout de même d'une forme de kidnapping), la gamine est vite adoptée et, en dépit de conditions difficiles (ils survivent de petites combines et larcins qui complètent leurs maigres revenus), cette drôle de famille semble soudée et heureuse jusqu'à ce qu'un incident vienne révéler brutalement des secrets inimaginables… Le film se divise donc clairement en deux parties : la chronique de la vie de chacun des membres de la famille puis l'explication glaciale des liens mystérieux qui les unissent. La chaleur du cocon familial contraste alors brutalement avec la froideur de la société contemporaine. On rapproche souvent Kore-Eda de son illustre compatriote Yasujiro Ozu mais cette fresque populaire à la portée politique nous ferait plutôt penser à un autre grand habitué des récompenses cannoises : le britannique Ken Loach.

affiche du film

PRESSE

Hirokazu Kore-eda émerveille et bouleverse. Le Monde
Palme d'or 2018, le portrait d'une famille confrontée à la précarisation de la classe ouvrière. L'art méticuleux et sensible de Kore-eda à son sommet. Les Inrockuptibles
Belle et subversive affaire de famille, très légitimement couronnée. Cahiers du Cinéma
Avec Une affaire de famille, palme d'or à Cannes, le réalisateur Hirokazu Kore-eda dévoile un autre visage de la société japonaise et interroge le poids écrasant des liens du sang. Un beau récit initiatique porté par d'excellents acteurs. L'Humanité
A mesure que Kore-eda détricote les apparences qu'il nous a d'abord fait admettre et aimer, c'est l'aspect le plus douloureux, le plus poignant de son cinéma qui gagne la surface, achevant de faire de cette œuvre bouleversante l'un de ses meilleurs films. Télérama
Au cœur de ce film fabuleux se dévoile pourtant une famille nucléaire bien concrète, un corps familial, fait de six personnages dont Kore-Eda n'a de cesse de montrer le lien organique, via ses acteurs réunis par les fils invisibles de sa mise en scène, comme une boîte à musique géante, faite de chair et de larmes. Première
"Une affaire de famille" est un grand film réaliste, poétique, humaniste. Positif
Une Palme du cœur amplement méritée. La Voix du Nord
Succès d'entrées au Japon, « Une Affaire de famille » est une palme poil à gratter, impertinente, qui raye sérieusement l'image lisse d'un pays. Il en ressort une émotion neuve, peu rencontrée au cinéma, qui bouscule le cœur jusqu'aux dernières images. Le Parisien