EN AVANT-PREMIÈRE

Mardi 13 mars, 20h45, séance gratuite pour les adhérents. Tarifs habituels pour les non-adhérents.

America

FILM DOCUMENTAIRE FRANÇAIS DE CLAUS DREXEL (2018-1H22)

Novembre 2016 : les États-Unis s’apprêtent à élire leur nouveau président. America est une plongée vertigineuse au cœur de l’Arizona, à la rencontre des habitants d’une petite ville traversée par la Route 66, les héritiers cabossés du rêve américain qui nous livrent leurs espoirs et leurs craintes.

 

Le dossier de presse (PDF)

HORAIRES

mardi : 20h45 avant-première

vendredi : 20h45
samedi : 14h30 / 19h
mardi : 18h30 D

L'IMMANQUABLE

En 2014, DSN accueillait le photographe et chef opérateur Sylvain Leser venu présenter Au bord du monde, fabuleux documentaire sur les sans-abris parisiens réalisé par Claus Drexel. En mai 2016, alors que Donald Trump est officiellement investi comme candidat par le parti républicain, le réalisateur décide de suivre la campagne électorale en s’immergeant dans l’Amérique profonde. Il embarque Sylvain Leser dans une nouvelle odyssée avec la même ambition artistique : traiter de questions sociales difficiles avec des images majestueuses. Claus Drexel explique : « comme en peinture, j’aime que dans un film le paysage raconte quelque chose de l’intimité des personnes dont je fais le portrait. Dans Au bord du monde, il y a ce contraste saisissant entre la pauvreté et la splendeur de la ville-lumière. On peut dire que Paris exprime la beauté intérieure de ses clochards. Pour ce nouveau film, où nous allons à la rencontre de « rednecks », ces américains profondément attachés à leur pays, il nous fallait un symbole fort de l’Amérique. Et quel meilleur symbole que le Far West avec le Grand Canyon, Monument Valley (…) J'avais traversé l'Ouest américain avec mon sac à dos il y a 25 ans. Je me souvenais de gens vivant dans des conditions misérables à deux pas de ces décors sublimes... Avec Sylvain Leser, on est partis à l’aventure sur la route 66 à la recherche d’un endroit qui nous plairait. » Le réalisateur et son chef opérateur ont finalement posé leur caméra à Seligman, une bourgade de 450 habitants perdue au milieu du désert. Là, ils ont fait connaissance avec des jeunes couples, des ouvriers, des anciens militaires, des retraités… Des gens ordinaires qui nous font partager leur rêve américain : un mélange de fierté, d’anxiété, d’espoirs et de peurs. « Je suis parti en ethnologue, pas pour étayer une thèse mais pour essayer de comprendre. Et j’ai découvert la dureté de la vie de ces gens, une dureté qui explique la rudesse dont ils font preuve eux aussi. Mais j’ai surtout été frappé par la disposition des gens à voter contre leur propre intérêt : Trump était manifestement le candidat des riches et tous les pauvres ont voté pour lui. Comme si l’illusion de faire partie d’une équipe qui gagne était plus importante que leur propre situation : des fantassins prêts à sa sacrifier pour la gloire de la Nation. » Avec son film, Claus Drexel mesure l’ampleur du chantier de celui qui a promis de rendre sa grandeur à l’Amérique.


PRESSE

C’est beau et passionnant. Le Parisien
L’Amérique éternelle, celle des ex-pionniers et des derniers cow-boys, celle qui préférerait sûrement voir des profs armés que des élèves désarmés, est là. Fascinante et terrifiante… Télérama
Drexel ne les juge pas, ces barmen, ces fossoyeurs, ces vétérans, il les filme avec respect – et beaucoup de classe. Le Nouvel Observateur
Des femmes et des hommes vivent là. Beaucoup n’ont jamais franchi les frontières de l’État. Une station-service, des bars, toutes sortes d’intérieurs dans lesquels Claus Drexel va poser sa caméra en cadres impeccables qui permettent que résonnent les longs échos de ce qui vient s’y inscrire. L'Humanité
Il n’y a rien de vraiment original dans ce portrait de l’Amérique des déclassés. Mais la splendeur des images de Sylvain Leser, inondées de cette lumière crue de l’Ouest américain, la musique subtile d’Ibrahim Maalouf et la bienveillance du regard porté par Claus Drexel sur ces gens qui vivent « au bord de l’Amérique », en font un film empreint de beaucoup de justesse et de sensibilité. La Croix
America évite donc soigneusement de juger ses personnages et préfère retranscrire une nostalgie d'une époque révolue. (...) C'est cette vulnérabilité face aux assauts du temps que saisit magistralement Claus Drexel dans ce bout d'Amérique qui devient, le temps de 82 minutes, le centre de toutes nos préoccupations. Première