L'homme qui tua Don Quichotte

The Man Who Killed Don Quixote

FILM ESPAGNOL DE TERRY GILLIAM (2017-2H12)
AVEC JONATHAN PRYCE, ADAM DRIVER, OLGA KURYLENKO
SÉLECTION OFFICIELLE, FILM DE CLÔTURE, CANNES 2018

Toby, un jeune réalisateur de pub cynique et désabusé, se retrouve pris au piège des folles illusions d’un vieux cordonnier espagnol convaincu d’être Don Quichotte. Embarqué dans une folle aventure de plus en plus surréaliste, Toby se retrouve confronté aux conséquences tragiques d’un film qu’il a réalisé au temps de sa jeunesse idéaliste: ce film d’étudiant adapté de Cervantès a changé pour toujours les rêves et les espoirs de tout un petit village espagnol. Toby saura-t-il se racheter et retrouver un peu d’humanité? Don Quichotte survivra-t-il à sa folie? Ou l’amour triomphera-t-il de tout?

HORAIRES

30 MAI > 5 JUIN

mercredi : 16h15 / 20h45
jeudi : 18h15
vendredi : 20h45
samedi: 16h15 / 20h45
dimanche : 18h30
mardi : 18h15 D

L'IMMANQUABLE

En 2000, le rêve du britannique Terry Gilliam d'adapter pour le cinéma le monument littéraire de Cervantès avait tourné au cauchemar. Le documentaire Lost in la mancha, initialement prévu pour faire office de complément sur l'édition DVD, était tout ce qu'il restait au génial réalisateur de Brazil pour pleurer. Les cinéphiles pleuraient aussi en découvrant les fabuleux costumes inutiles, les somptueux décors ravagés et les prestations alléchantes du trio Johnny Depp - Vanessa Paradis - Jean Rochefort. Il fallait se résoudre à ce que tout cela ne soit qu'un rêve... Et puis, il y a quelques semaines, la nouvelle est tombée sous la forme d'un message du cinéaste : « Désolé pour ce long silence (...). Après 17 ans, nous avons terminé le tournage de L'homme qui tua Don Quichotte, muchas gracias à toute l'équipe et aux croyants. Don Quichotte est vivant ! » Les premières images dévoilées laissent entrevoir un scénario totalement remanié. Comme si le projet s'était nourri de ses propres déboires, Terry Gilliam propose une mise en abîme particulièrement astucieuse : un jeune réalisateur désabusé se retrouve confronté aux conséquences qu'un de ses premiers films, adapté de Cervantès, a entraînées pour la population d'un petit village espagnol. Un vieux cordonnier est notamment persuadé qu'il est le vrai Don Quichotte... Dans la foulée de cette annonce, le film est sélectionné au Festival de Cannes. Tout est bien qui finit bien ? Non, voilà que le producteur initial, à qui Gilliam reprochait son manque d'investissements, porte plainte et tente d'interdire la projection cannoise. Coïncidence ou coup de trop ? L'ex Monty Python qui confesse malicieusement que son « cerveau a toujours été très perturbé » est victime d'une attaque cérébrale... Il s'en remet rapidement, jurant qu'il sera bien là pour la première projection publique de « son » Quichotte, et la justice tranche le litige : oui, le film pourra être présenté en clôture du Festival de Cannes. Mais le producteur contre-attaque, demandant l'interdiction de sa sortie en salle. À l'heure où ces lignes sont écrites, la décision finale n'a pas été rendue. Pourrons-nous vous proposer le film comme prévu ? Nous avons envie de le croire. Il faut avoir la foi, une foi à la hauteur de celle d'un artiste de 77 ans qui s'est littéralement battu contre vents et marées pour que son rêve devienne réalité.


PRESSE

L'Homme qui tua Don Quichotte vibre d'une énergie, d'un plaisir de faire du cinéma communicatifs. Le Monde
Une oeuvre libertaire, à la fois désopilante et riche de sens. Marianne
La première partie du film traîne un peu, mais la deuxième, quelle folie cinématographique ! C'est du Gilliam pur. Comme dans Brazil ou les Aventures du Baron de Münchhausen, la magie visuelle et le sens de l'absurde se conjuguent génialement. Du Gustave Doré sous amphètes : un feu d'artifice ! Le Nouvel Observateur
Une comédie d'aventures déjantée, parfois confuse, mais d'une ambition touchante. Le Journal du Dimanche