Ceci n'est pas un nez

  • JEUNE PUBLIC À PARTIR DE 7 ANS
  • THÉÂTRE
  • MERCREDI 9 NOVEMBRE
  • 19H
  • LE DRAKKAR
  • DURÉE : 1H
  • TARIF D
  • RÉSERVER
  • SÉANCES SCOLAIRES : MAR. 8 NOV. 10H & 14H / MER. 9 NOV. & JEU. 10 NOV. 10H

TEXTE EUGÈNE DURIF MISE EN SCÈNE KARELLE PRUGNAUD 

COMPAGNIE L’ENVERS DU DÉCOR CRÉATION / COPRODUCTION DSN
AVEC LE SOUTIEN DE L’ONDA - OFFICE NATIONAL DE DIFFUSION ARTISTIQUE

 

Un Pinocchio de bande dessinée vraiment très rock’n roll.

C’est l’histoire de Pinocchio. Alors bien sûr on va la reconnaître mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’Eugène Durif s’est très librement inspiré du texte de Collodi. L’auteur nous propose une version où s’introduisent des problématiques d’aujourd’hui, plus proches d’un imaginaire d’enfants.
Tout comme l’original, ce Pinocchio se demande s’il peut ressentir des émotions, s’il peut aimer son père. Il voudrait aussi se conformer à l’image d’un bon petit enfant, très normal, mais comme tout bon Pinocchio, il n’y arrive pas, et s’en va battre la campagne et se réfugier dans tous les jeux possibles. Dans cette version, un groupe d’experts inquiétants est à ses trousses, le suit de loin, et parfois commente ses tentatives. La mise en scène intègre un mât chinois comme métaphore du nez témoin du mensonge. Les comédiens interprètent tous les rôles passant du conteur à l’être conté, du manipulateur au manipulé, dans un impressionnant décor d’acier façonné comme des planches de BD par l’artiste Mathias Schmied.

DISTRIBUTION

Texte d’Eugène Durif, librement inspiré des Aventures de Pinocchio de Carlo Collodi • Mise en scène Karelle Prugnaud • Avec Xavier Berlioz et Olivier Antoine • Musique Bob X. Lumières Franck Roncière. Scénographie Mathias Schmied. Costumes Patrick Cavalié. Construction Thierry Grand.


Production L’Envers du décor. Coproductions DSN – Dieppe Scène Nationale, La Fabrique - Scène conventionnée de Guéret, Théâtre « La Marmaille » (Limoges), Théâtre du Cloître - Scène conventionnée de Bellac. Avec le concours de la Région Aquitaine – Limousin - Poitou-Charentes. La compagnie est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Limousin)

© photo : Karelle Prugnaud

Site de la compagnie

SI VOUS AIMEZ CE SPECTACLE, VOUS AIMEREZ PEUT-ÊTRE :

Virginia Wolf
Effet Bekkrell

THÉÂTRE & CINÉMA

DIMANCHE 6 NOVEMBRE 14H30

Pinocchio

DE ENZO ALO (ITALIE - 2012)
Révisez votre Pinocchio en compagnie de vos enfants grâce à ce joli dessin animé italien avant de découvrir l’adaptation d’Eugène Durif mise en scène par Karelle Prugnaud ! [+]

C’est la première fois que je me lance dans l’aventure de mettre en scène un spectacle destiné en partie à un jeune public. Non pas que l’univers de l’enfance soit loin de moi, bien au contraire. La plupart de mes projets sont habités par l’univers de l’enfance mais revisités par le biais d’un regard d’adulte, par ce qui reste de l’enfance dans notre vie d’adulte. Je pense notamment au travail que j’ai mis en scène, à partir de textes de Marie Nimier : le triptyque «Pour en finir avec Blanche Neige» créé pour les éditions 2008, 2009, 2010 du festival Automne en Normandie. Je pense aussi au spectacle «Kawai Hentai» qu’Eugène Durif et moi-même avons développé autour de l’univers fantasque du manga et du cirque (Les Subistances - Lyon, janvier 2010) dont nous créerons la forme définitive «Hentai Circus» avec le cirque de la Lanterne Magique en juin 2016 au Cirque Electrique (Paris).

Ce désir de s’immerger dans cette création est né d’une expérience auprès d’enfants de 7 à 13 ans, d’ateliers que nous avons organisés en partenariat avec le théâtre « La Marmaille » (Limoges), autour du personnage de Pinocchio. En s’appuyant sur le texte de Carlo Collodi et sur « Petit homme de bois » d’Eugène Durif, nous avons travaillé, en ateliers d’écriture et de mise en espace, à la création d’images scéniques et vidéo afin d’aboutir à la création d’un petit spectacle et d’un (très) court-métrage réalisé par Tito Gonzalez. Nous avons pu, avec ce groupe d’enfants, plonger dans leur monde, leurs croyances, rêves et aspirations quant à leur devenir d’adultes.

Cette expérience a éveillé en nous, le désir d’aller plus loin , de continuer à rêver avec eux, à partir d’eux, et à travers cette marionnette qui devient un enfant tout comme l’enfant devient adulte. Partir de cette rencontre, poursuivre cette relation aux enfants, à l’enfance, au rêve, au passage à l’âge adulte… En faire un spectacle…

Alors c’est parti…

Sur le plateau, deux personnages pour un Pinocchio, notre grand menteur au nez qui s’allonge. Un comédien et un comédien-circassien pratiquant le mât chinois. Le mât comme métaphore de ce nez témoin du mensonge sur lequel l’artiste pourra naviguer. Le comédien interprétera tous les rôles passant tour à tour du conteur à l’être conté, du manipulateur au manipulé, du mort au ressuscité.

Je ferai également appel à deux artistes avec qui je partage un univers commun : - Pour la musique, Bob X, musicien et compositeur évoluant dans un style « rock électronique », qui utilise divers instruments de musique existants ou inventés. - Pour la scénographie, un artiste d’art contemporain, Mathias Schmied, qui travaille sur le détournement d’images et de dessins de comics. Ici, il poursuivra la même démarche artistique à partir de la figure de Pinocchio.

Ce nouveau projet s’inscrit dans la continuité de notre processus de travail et de recherche sur un théâtre performatif et pluridisciplinaire, et nous pensons important qu’un jeune public en soit témoin, et puisse le partager avec nous.

Né à Saint-Priest, Rhône. Études de philosophie. Écrit pièces de théâtre, récits, poèmes, nouvelles et aussi pour la radio. À partir de 1985, ses pièces sont régulièrement montées Charles Tordjman crée Tonkin- Alger (1990), Anne Torrès monte B.M.C. (1991) et Expédition Rabelais (1994), Éric Elmosnino Le Petit Bois (1991), Joël Jouanneau Croisements, divagations (1992), Patrick Pineau crée Conversation sur la montagne (1993) et On est tous mortels un jour ou l’autre (2007), Nordine Ahlou Via Négativa (comédie) (1993) repris par Lucie Bérélowitsch dans une nouvelle version Les Placebos de l’histoire (2006), Alain Françon Les Petites Heures (1997), Jean-Michel Rabeux Meurtres hors champ (1999), Jean-Louis Hourdin Même pas mort (2003), Catherine Beau Le Plancher des Vaches (2003), Karelle Prugnaud Cette fois sans moi et Bloody Girl (2005) et A même la peau (2006), Philippe Flahaut L’Enfant sans nom (2007). En 1991, il fonde avec Catherine Beau la Compagnie L’Envers du décor, implantée dans le Limousin. Également comédien, Il réalise avec elle plusieurs mises en scène : De nuit alors il n’y en aura plus, Il faut que l’une ait raison pour que l’autre ait tort, Cabaret mobile et portatif, Cabaret des bonimenteurs vrais, Quel est ce sexe qu’ont les anges ? Maison du peuple, puis Filons vers les îles Marquises (opérette), Les Clampins songeurs, Divertissement bourgeois. Il rend hommage à Jean-Pierre Brisset en adaptant et jouant avec Catherine Beau Les Grenouilles qui vont sur l’eau ont-elles des ailes? (2002) et Quand les grenouilles auront des ailes (2007). Eugène Durif écrit Nefs et naufrages (Sotie) pour la classe de Dominique Valadié au CNSAD de Paris , Pochade Millénariste pour les élèves du TNS (Actes Sud-Papiers, 2002), Les Masochistes aussi peuvent souffrir pour les élèves du conservatoire de Bordeaux (mise en scène Christophe Rouxel, 2003), et aussi Pauvre folle Phèdre (2001), Hier c’est mon anniversaire (2003), Le Banquet des aboyeurs (2004), L’Enfant sans nom (Actes Sud-Papiers, 2005), «Variations Antigone» (2009), «Loin derrière les collines» ( Actes Sud papiers, 2009), «Le fredon des taiseux» (Actes Sud papiers, 2010)

Plusieurs de ses pièces ont été réalisées par France Culture (notamment dans le « Nouveau répertoire dramatique » de Lucien Attoun). Il écrit également des pièces pour le jeune public dont : La Petite Histoire, Mais où est donc Mac Guffin ?, Têtes farçues, toutes trois publiées à L’École des Loisirs. Le Baiser du Papillon a été mis en scène au TEP en 2006 par Stéphane Delbassé.

En 2001, il publie un premier roman Sale temps pour les vivants chez Flammarion, en 2004 De plus en plus de gens deviennent gauchers chez Actes Sud, en 2008 Laisse les hommes pleurer, en 2014 L’âme à l’envers, également chez Actes Sud. Entre 2014 et 2016, il publie deux recueils de textes et poémes, «Au bord du théâtre» aux éditions la Rumeur libre.

“ Le seul fait qu’existe Eugène Durif fout en l’air cette antienne stupide selon laquelle il n’y a pas d’auteurs, ou si peu, en France. Durif est l’un de nos plus sûrs poètes de scène et l’on voit cet homme doux, courtois, l’air un peu dans la lune, porter le fer de la pensée jusqu’à ses plus ultimes conséquences dans le ventre mou du désespoir contemporain (…) ” Jean-Pierre Léonardini / L’Humanité

«Il parle peu. Il parle pas. Lunettes rondes et petits rires gênés, Eugène Durif tient plus du savant lunaire et rêveur que du combatif et militant auteur dramatique... Un peu partout ces textes fragiles et insidieux laissent dans les mémoires des traces d’enfance, réveillent des émotions à peine formulées, traquent doucement nos histoires intimes à travers les sentiers mystérieux de la grande Histoire.» Fabienne Pascaud / Télérama

Née à Rennes, elle a fait des études de droit tout en suivant un DEUST métiers de la culture. Parallèlement, elle participe à des spectacles de rue en tant qu’acrobate et danseuse avec la Compagnie» Chabatz d’entrar» (Festival Urbaka et « Les Gobeurs d’étoiles »). Elle s’est formée au théâtre, à Lyon, avec Georges Montiller (Myriades) et avec le Compagnonnage, formation en alternance avec Sylvie Mongin-Algan, Guy Naigeon, Elisabeth Maccoco, Dominique Lardenois et aussi avec Laurent Fréchuret, Philippe Vincent, Oleg Kroudrachov (Gitis de Moscou), Alexandre Del Perrugia...

Depuis 2006, avec Eugène Durif, elle co-dirige la Cie l’Envers du Décor.

Direction artistique : Eugène Durif & Karelle Prugnaud

Fondée en 1991 par Eugène Durif et Catherine Beau, la compagnie créée des spectacles écrits par des auteurs et compositeurs contemporains vivants. Elle veut parler du monde sous une forme carnavalesque, joyeuse et noire en même temps.
Parmi les spectacles créés, nombreux sont ceux écrits spécialement pour la compagnie par Eugène Durif : « Eaux dormantes », « Parade éphémère », « De nuit, il n’y en aura plus », « Cabaret mobile et portatif ». Plus récemment : « Filons vers les îles marquises » (1999) - créé au Théâtre de l’Union (Limoges) et jouée au Théâtre des Fédérés (Montluçon), sur la Scène Nationale Jean Lurçat (Aubusson), au Cabaret Sauvage de la Villette, Scène Nationale d’Orléans, Culture Commune de Loos en Gohelle, l’Hippodrome de Douai, … - « Divertissement bourgeois » et « Clampins songeurs » (créations 2001, notamment joués au Théâtre de l’Est Parisien) ; « Le plancher des vaches » (création 2003 aux Sept Collines de Tulle et Théâtre du Rond Point – Paris) ; « Malgré toi, Malgré tout… dernier concert avant rupture », spectacle musical créé en 2004 au Théâtre de Vienne, « Cette fois sans moi » (Théâtre du Coitre, CDN de Limoges, Théâtre du Rond Point des Champs Elysées), « Bloody Girl » (chantiers contemporains (Le Quartz / Brest)