Ma vie de Courgette

FILM D'ANIMATION FRANÇAIS DE CLAUDE BARRAS (2015 - 1H06)
D'APRÈS LE ROMAN DE GILLES PARIS
PREMIER PRIX ET PRIX DU PUBLIC, ANNECY 2016

Courgette n’est pas un légume, c’est un petit garçon qui se croit seul au monde quand il perd sa maman et se retrouve placé dans un foyer. C’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire et sur sa capacité à se construire une nouvelle vie…
À partir de 8 ans

le dossier pédagogique (en PDF)

L'IMMANQUABLE (NOVEMBRE 2016)

Le roman de Gilles Paris, Autobiographie d’une Courgette, n’est pas particulièrement destiné aux enfants. En décidant d’en faire un film d’animation visible par tous, petits et grands, Claude Barras a fait preuve d’une belle audace pour son premier long métrage. La réalisatrice Céline Sciamma (Tomboy, Bande de Filles) qui a écrit le scénario en témoigne : « il en faut de l’audace pour se dire que l’histoire d’un petit garçon qui tue sa mère alcoolique pour se retrouver dans un foyer d’orphelins, c’est le pitch idéal d’un film pour enfants. Et pourtant, quand on pense aux histoires dont nous avons hérité, il s’agit bien souvent de postulats très noirs, du Petit Poucet à Hansel & Gretel... Les contes sont cruels, Ma Vie de Courgette ne l’est pas. Le projet a la tendresse et la force des récits initiatiques, engagé dans un monde qui existe, le nôtre, celui des enfants à qui s’adresse le film. » À cette audace, il a fallu ajouter une bonne dose de folie tant la réalisation d’un film en « stop motion » (les personnages sont déplacés et photographiés image par image) prend des allures de chantier titanesque. Le réalisateur a ainsi dirigé une équipe de plus de cent cinquante artisans pendant deux ans : « Il a fallu fabriquer et peindre une soixantaine de décors et cinquante-quatre marionnettes dans trois déclinaisons de costumes. Nous avons ensuite, durant huit mois, tourné soixante-dix minutes de film, répartis sur quinze plateaux de tournage, à raison de trois secondes par jour et par animateur. Huit mois supplémentaires ont été nécessaires pour sonoriser le film et assembler toutes les prises sur fond vert avec les premiers-plans, les arrière-plans, les ciels, les nuages ainsi que les autres fonds de décors créés par ordinateur. » Cette audace et cette folie ont finalement été récompensées. Ma Vie de Courgette est un magnifique portrait polyphonique du monde de l’enfance maltraitée. C’est un hymne à la résilience et à la solidarité, plein de tendresse et d’espoir en des lendemains meilleurs. L’auteur, Gilles Paris, est le premier conquis : « On m’a toujours dit que ce devait être difficile d’écrire comme un enfant. Je pense que c’est encore plus difficile d’en faire un film sans éviter les écueils de l’enfance. Claude Barras a su garder la poésie, l’émotion et la drôlerie du roman, malgré le sujet. Courgette peut être fier de ses deux papas ! ».

HORAIRES

LES 14 & 16 JUILLET

vendredi : 14h30
dimanche : 14h30 D

PRESSE

"Ma vie de Courgette" est un film ultra-stylisé mais profondément incarné. C'est aussi une oeuvre d'une certaine modestie (..) qui fait passer énormément de choses sur l'enfance, la différence, la construction de soi, l'altérité, avec une concision, une finesse et une précision impeccables. Les Inrockuptibles
Entre la poésie intimiste d'un Tim Burton et la force sociale d'un Ken Loach en herbe, Claude Barras pétrit le malheur pour lui donner la forme, éclatante et joyeuse, de l'espoir. Et c'est bouleversant, à n'importe quel âge.
Télérama
Tout ce qui pourrait être convenu ou raté est embelli. L’existence n’est pas belle mais elle n’est pas forcément sombre, nous explique Courgette, le matricide.
Libération
Réalisé en « stop motion » avec des marionnettes, le film, à partir d'un sujet pas facile, se révèle capable de faire rire, pleurer et soulever l'enthousiasme de tous, adultes comme enfants. Une merveille pleine d'humanité.
Le Parisien
Le résultat est bluffant de réalisme et de poésie. Claude Barras n'aurait pu rêver meilleur comédien que ce petit bonhomme aux cheveux bleus et à la bouille bien ronde. Sacrée Courgette.
Le Point